Dashcam en voiture : est-ce légal en France en 2026 ?
De plus en plus d’automobilistes équipent leur véhicule d’une dashcam pour se protéger en cas d’accident ou de litige. Mais cette pratique est-elle vraiment autorisée par la loi française ? Voici ce qu’il faut savoir avant d’installer une caméra embarquée dans votre voiture.
La dashcam est-elle autorisée par la loi française ?
Installer une dashcam dans son véhicule est parfaitement légal en France. Aucun texte n’interdit l’usage d’une caméra embarquée pour un usage personnel, que ce soit en voiture, en moto ou en camping-car. Contrairement à une idée reçue, vous n’avez pas besoin d’une autorisation préalable pour filmer la route depuis votre pare-brise.
Cette liberté s’accompagne toutefois d’un cadre précis, encadré à la fois par le Code de la route et par la réglementation sur la protection des données personnelles.
Ce que dit le RGPD sur les caméras embarquées
Depuis l’entrée en vigueur du RGPD en 2018, vous n’avez plus besoin de déclarer votre dashcam à la CNIL pour un usage strictement personnel. En revanche, dès que vous filmez la voie publique, vous captez potentiellement des données personnelles : plaques d’immatriculation, visages de piétons, autres véhicules.
Le RGPD impose alors deux règles simples : conserver ces images pour votre seul usage privé, et ne jamais les diffuser publiquement (réseaux sociaux, forums, presse) sans avoir flouté les éléments identifiables.
Où et comment installer sa dashcam légalement
Le Code de la route encadre la position de la caméra : elle ne doit en aucun cas obstruer le champ de vision du conducteur. Dans la pratique, elle se fixe derrière le rétroviseur intérieur, sur une petite zone du pare-brise déjà prévue à cet effet.
Une installation mal positionnée peut être assimilée à une gêne à la conduite, sanctionnée comme n’importe quel obstacle visuel non réglementaire.
Que risque-t-on en cas de mauvaise utilisation ?
Les sanctions ne concernent pas la simple possession d’une dashcam, mais son usage abusif : diffusion publique d’images sans floutage, caméra positionnée de façon à gêner la conduite, ou utilisation détournée pour surveiller autrui. Dans ces cas, le conducteur s’expose aux règles classiques du droit à l’image et de la protection des données, au même titre que n’importe quel dispositif de captation vidéo.
Dashcam et vie privée : floutage des plaques et visages
Si vous souhaitez partager une vidéo (par exemple pour illustrer un comportement dangereux ou un accident), la règle est simple : floutez systématiquement les plaques d’immatriculation et les visages reconnaissables. C’est la seule façon de concilier votre droit à filmer et le droit à l’image des personnes filmées.
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Pour rester dans les clous tout en filmant dans de bonnes conditions, mieux vaut choisir un modèle compact, facile à positionner derrière le rétroviseur sans gêner la vue. Découvrez notre sélection des meilleures dashcams faciles à installer.